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Les Bocals s'emmerdent

 

Jean-Jo

 

Lundi 20 août 2001 (date mémorable)

Mais qui sont Les Bocals ?

C’est une longue histoire. Nous ferons donc court.

Les Bocals sont des gens comme les autres, au même titre que les caïmans, cela coule de pompe à bière, et ne s’en distinguent que par une légère inclinaison (en italiques) du caractère à se tenir penchés. Sinon rien, selon l’adage. Les Bocals sont remplis de choses dans leurs veines et leurs ventres de verre, ils ont des joints en caoutchoucs ronds, vive la Bretagne, ils ont des joints de caoutchouc, vivent les Bretons. Les Bretons sont des gens comme les autres, sauf qu’ils sont bretons et généralement bien mieux encore, si ce n’est plus. J’aime les Bretons. Les Bretonnes aussi. Les corsaires, les Malouins, les épagneuls, les Espagnols aussi d’ailleurs, et d’ailleurs vous l’allez voir ci-dessous. Mais nous nous égarons. Les Bocals ne s’égarent jamais. De l’Est bien entendu. Ils vivent du mieux qu’ils peuvent en leurs isbas du Lac Taïga, ou sur la Place Catherine O’Faringitt, ou à Travexin, c’est selon, en un mot n’importe où. Et ce n’est pas toujours facile, de vivre n’importe où, ceux qui y sont allés une fois dans leur vie savent de quoi je veux parler. Ils vont à plusieurs, sinon on ne les appellerait pas Les Bocals, mais Le Bocal — réfléchissez quand même un minimum, s’il vous please. Ils font leur marché, ils échangent des idées, ils se cultivent à la force du poignet , on leur a dit petits que ça rendait sourd mais ils ont ri trois fois, ha ha ha, et se sont cultivés de plus belle. Ils ne sont pas facile à traire. Ils contiennent des merveilles. C’est vous, c’est moi, c’est ma sœur et la tienne. C’est Etienne aussi, oui, vous avez bien raison de le souligner.

Les Bocals? Ils sont issus d’une imagination débridée et incontrôlabe. Je dis bien incontrôlabe. Dieu n’est pas leur cousin, Dieu n’est d’ailleurs le cousin de personne, ce qui est singulièrement douteux, au fond, et, si on veut bien y regarder de plus près , une bonne raison de n’y pas croire — au fait: y a-t-il une personne cultivée dans la salle qui sache ce qu’est un chasse-cousin? Les Bocals le savent, eux. Et moi aussi, ce n’est donc pas la peine de la prendre pour nous répondre sur ce point.

Les Bocals sont stérilisés, c’est la loi, quand ils sont pleins, paradoxe quand tu nous tiens, je te tiens, mais se reproduisent néanmoins rapidement. A vitesse bocal. Ils n’ont pas de chapeaux. Ils ne font pas de vélo et ne savent pas conduire de véhicules comme vous et moi. Ils nagent relativement pas terrible — en vérité comme des andouilles. Les andouilles vont quelquefois passer un jour ou deux dans Les Bocals.

J’ai un coup de fatigue, là.

Mais que fait la police ?

Occasionnellement de très beaux petits animaux en pâte à sel, bien que cela ne soit pas la première de ses préoccupations. Reconnaissons-le volontiers sans pour autant que l’on nous accuse d’anti-polisme primaire.

En pâte à papier aussi.

Donc, et allégrement :

Ci-quelque part (dessous ou ailleurs) en deux bandes une première intervention des Bocals

Qu’il me soit permis de vous souhaiter ici, cher contribuable, en leur nom comme en mille, et au mien, une bonne et heureuse année 1999, surtout le mois de décembre. Et un flagrant Noël par la même occasion.

Nous vous en remercions.

Jean Jo.

 

 

Quant à présent (et pour conclure) :

Manière de faire la poudre à canon.

Il y a plusieurs compositions de la poudre à canon, par rapport aux doses de ces trois ingrédiens ; mais elles reviennent à-peu-près au même dans la plûpart des écrivains pyrotechniques

Le soufre & le salpêtre ayant été purifiés & réduits en poudre, on les met avec de la poussiere de charbon dans un mortier humecté d'eau ou d'esprit-de-vin, ou de quelque chose de semblable : on pile le tout pendant vingt-quatre heures, & l'on a soin de mouiller de tems en tems la masse pour l'empêcher de prendre feu ; enfin on passe la poudre au crible, ce qui lui donne la forme de petits grains ou globules que l'on fait sécher pour la derniere façon ; car la moindre étincelle que l'on feroit tomber dessus d'un briquet, enflammeroit le tout sur-le-champ, & causeroit un éclat des plus violens.

(Encyclopédie Diderot et d’Alembert)

 

 

PS : Mieux vaut vivre avec son temps qu’avec sa tante (vieux proverbe).

 

 

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