C’est une longue histoire. Nous ferons donc court.
Les Bocals
sont des gens comme les autres, au même titre que les caïmans, cela coule de
pompe à bière, et ne s’en distinguent que par une légère inclinaison (en
italiques) du caractère à se tenir penchés. Sinon rien, selon l’adage. Les
Bocals sont remplis de choses dans leurs veines et leurs ventres de verre,
ils ont des joints en caoutchoucs ronds, vive la Bretagne, ils ont des joints de
caoutchouc, vivent les Bretons. Les Bretons sont des gens comme les autres, sauf
qu’ils sont bretons et généralement bien mieux encore, si ce n’est plus. J’aime
les Bretons. Les Bretonnes aussi. Les corsaires, les Malouins, les épagneuls,
les Espagnols aussi d’ailleurs, et d’ailleurs vous l’allez voir
ci-dessous. Mais nous nous égarons. Les Bocals ne s’égarent jamais. De l’Est
bien entendu. Ils vivent du mieux qu’ils peuvent en leurs isbas du Lac Taïga,
ou sur la Place Catherine O’Faringitt, ou à Travexin, c’est selon, en un
mot n’importe où. Et ce n’est pas toujours facile, de vivre n’importe
où, ceux qui y sont allés une fois dans leur vie savent de quoi je veux
parler. Ils vont à plusieurs, sinon on ne les appellerait pas Les Bocals,
mais Le Bocal — réfléchissez quand même un minimum, s’il vous
please. Ils font leur marché, ils échangent des idées, ils se cultivent à la
force du poignet , on leur a dit petits que ça rendait sourd mais ils ont ri
trois fois, ha ha ha, et se sont cultivés de plus belle. Ils ne sont pas facile
à traire. Ils contiennent des merveilles. C’est vous, c’est moi, c’est ma
sœur et la tienne. C’est Etienne aussi, oui, vous avez bien raison de le
souligner.
Les Bocals? Ils sont issus d’une imagination débridée et incontrôlabe. Je dis bien
incontrôlabe. Dieu n’est pas leur cousin, Dieu n’est d’ailleurs le cousin
de personne, ce qui est singulièrement douteux, au fond, et, si on veut bien y
regarder de plus près , une bonne raison de n’y pas croire — au fait: y
a-t-il une personne cultivée dans la salle qui sache ce qu’est un
chasse-cousin? Les Bocals le savent, eux. Et moi aussi, ce n’est donc pas la
peine de la prendre pour nous répondre sur ce point.
Les Bocals
sont stérilisés, c’est la loi, quand ils sont pleins, paradoxe quand tu nous
tiens, je te tiens, mais se reproduisent néanmoins rapidement. A vitesse bocal.
Ils n’ont pas de chapeaux. Ils ne font pas de vélo et ne savent pas conduire
de véhicules comme vous et moi. Ils nagent relativement pas terrible — en
vérité comme des andouilles. Les andouilles vont quelquefois passer un jour ou
deux dans Les Bocals.
J’ai un coup de fatigue, là.
Mais que fait la police ?
Occasionnellement de très beaux petits
animaux en pâte à sel, bien que cela ne soit pas la première de ses
préoccupations. Reconnaissons-le volontiers sans pour autant que l’on nous
accuse d’anti-polisme primaire.
En pâte à papier aussi.
Donc, et allégrement :
Ci-quelque part (dessous ou ailleurs) en
deux bandes une première intervention des Bocals
Qu’il me soit permis de vous souhaiter
ici, cher contribuable, en leur nom comme en mille, et au mien, une bonne et
heureuse année 1999, surtout le mois de décembre. Et un flagrant Noël par la
même occasion.
Nous vous en remercions.
Quant à présent (et pour conclure) :
Manière de faire la poudre à canon.
Il y a plusieurs compositions de la poudre
à canon, par rapport aux doses de ces trois ingrédiens ; mais elles
reviennent à-peu-près au même dans la plûpart des écrivains pyrotechniques
Le soufre & le salpêtre ayant été
purifiés & réduits en poudre, on les met avec de la poussiere de charbon
dans un mortier humecté d'eau ou d'esprit-de-vin, ou de quelque chose de
semblable : on pile le tout pendant vingt-quatre heures, & l'on a soin de
mouiller de tems en tems la masse pour l'empêcher de prendre feu ; enfin on
passe la poudre au crible, ce qui lui donne la forme de petits grains ou
globules que l'on fait sécher pour la derniere façon ; car la moindre
étincelle que l'on feroit tomber dessus d'un briquet, enflammeroit le tout
sur-le-champ, & causeroit un éclat des plus violens.
(Encyclopédie Diderot et d’Alembert)
PS : Mieux vaut vivre avec son temps qu’avec
sa tante (vieux proverbe).