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Les Bocals s'emmerdent

 

LES BOCALS, donc, et la vie de Jehanne en part(.2)iculier

 

 

D'Arc, part. 2  (124129 octets)

 

Il advint donc que Jehanne, la fille d’Arc de Domrémy, s’en allât (pas celui qui et invariablement grand, l’autre, le vrai, le subjonctif) gaiement vers sa destinée. Il me souvient de cette chanson crouneurisée par Guy Marchand mais ce n’est pas le propos. Je parle de Destinée, et j’aimerais bien savoir pourquoi mon correcteur d’orthographe me donne bon destinée et destiné, confondant allégrement adj. et nom com., c’est pas au point, ça. Mais retrouvons, marchant vers sa destinée donc, non point Guy mais Jehanne. (Case number one) Tiens, remarquons-nous, il apparaît que c’est l’automne. Voilà donc une preuve, s’il en est, que les manuels d’Histoire feraient bien de prendre en compte, nous la leur tenons sous le coude. Bon alors donc po-pom po-pom, la voilà partie.

A la cour du Roi Seven, c’est un peu, comment dire, je ne trouve pas le mot, pas l’irritation mais presque. Quelque chose entre le mépris, vous voyez, et les boules. Mais qui c’est celle-là qui veut nous faire suer notre souverain, qui déjà embaume sous les aisselles bien avant que sonnent vêpres et complies ? ( Et qui refoule aussi du claque, puisqu’on parle des odeurs corpos.) Qu’est-ce qu’elle lui veut cette péteuse mastiqueuse de fayots, se dit-on avec terreur à la cour, car la réputation d’ouisseuse de voix de la grosse gamine a pris les devants. (Case number two) C’est fou ce qu’il se dit de trucs à la cour. C’est comme maintenant « de source bien informée ». D’ailleurs on ne sait pas plus ce qu’est cette cour que cette source bien informée, tout le monde s’en tape, c’est juste une caution, un gage de. Un gage de on ne sait pas quoi exactement mais un gage. Une estampille. Une estampille pour lui, bien entendu. Passons à la case suivante.

C’est ainsi donc que le Roy qui est resté gamin au fond de ses braies a une idée extra dix fois meilleures que Loft Story et Loft Story réunis : Attendez, messires, qu’il dit, je vas me déguiser en manant ou en commun des mortels parmi vous et comme ça je pourrois voir de loin ce que me veut Miss Fayot, vous allez la faire parler et je pourrois juger si ça vaut le colis ou non de la recevoir à la Cour. Mais nous sommes déjà à la Cour, lui fait remarquer un connard à qui rien n’étoit demandé, et le type se retrouve aussi sec à perpette dans un goulag et on n’en parloit plus. Aussi taudis, aussitôt fait, et notre Roy Machin se grime et passe pour un des autres. C’est un malin. Et c’est la Case Trois.

En Case 4, c’est faboulous, nous assistons béats à un coup de théâtre absolument pas promptu du tout, qui prouverait s’il en était besoin la texture héroïque qui compose l’esprit de Jehanne. Ha ! la fine mouche ! On ne la lui fait pas, à la bonne grosse baroise! on ne va pas la rouler dans la farine comme ça, non mais qu’est-ce que tu crois, espèce de Roy, que c’est parce que t’es Roy justement que tu peux te payer une tranche de Jehanne aussi facile et échapper à ton destin, pauvre Guy Marchand ? (c’est un t ou un d, à Guy ? ) Mais c’est pas vrai les Roys, je vous jure, en fait c’est très con, ça se croit tout dû et permis, n’en déplaise à Thierry Ardisson, c’est incroyab, à la fin, les Roys. Parce que la Grosse, bon, aussi l’air tarte qu’elle a avec sa moitié de cimier sur le chef pour faire militaire et commando, la Grosse, elle est pas dupe et elle reconnoit tout de suite le royal et farceur personnage, habituée qu’elle est à repérer les figures cachées dans le décor des images d’Épinal de sa région (un peu plus bas à l’est). Hé ! c’est toi, le Roy, je te reconnois ! qu’elle lui fait (à peu de choses près). Et l’autre est du coup très coïon (ce qui signifie plus exactement poltron, lâche, âme servile et basse, donc qui n’est pas tout à fait à sa place dans ce contexte, mais nous lui avons trouvé un petit air de couleur locale et moyenâgeuse qui lui séait (hop !) plutôt bonnement), tout roy qu’il estoit.

Ce qui nous permet de passer à la case cinco (Case 5) et d’assister à un affrontement dramatique entre le concon et la dondon, au terme duquel, pas la peine de rallonger indéfiniment le suspense, c’est la gamine qui l’emportera. Elle veut en découdre, la belle garce! Elle veut du sang, du foutre et de l’ambiance vestiaires avant et après les matches elle veut de la compète et de la troisième mi-temps ! Se la jouer hérose en un mot et prouver qu’elle en a dans le slip. Donc elle fait sensation avec sa détermination. Seven en est tout esbaubi.

A suivre.

Alors voilà. La suite plus tard. (Je vous sens sur le séant et l’impatience au ventre, non ? Je sais, c’est dur, mais il faut aussi laisser le temps au temps.)

 

 

Ceci étant :

Souffrez que nous rediffusions ici l’appel par ailleurs déjà propagé sur nos zondes :

Avis

à tous les spectateurs, auditeurs & lecteurs

des

BOCALS

 

Régulièrement et au pire quasiment toutes les semaines, voire toutes les deux, nous diffusions par courrier électronique une annonce à tous nos gentils membres, considérés à la base tellement quellement comme une sorte de bande amicale, afin de les informer et ce à la demande ou suggestion d’aucuns, d’une nouvelle parution des BOCALS.

Il semblerait que la chose et le procédé en agaçât d’aucuns.

Nous avons reçu il y a peu une missive courroucée d’un de ces membres se plaignant en somme de harcèlement et laissant entendre qu’il ne serait pas seul à ressentir ainsi la chose (En gros).

Nous nous trouvons à cette réaction bien marris. Le procédé des bulletins n’ayant point pour but, vous vous en doutez bien, d’agacer outre mesure, mais tout simplement d’informer.

Ceci dit et pour ne pas courir le risque d’énerver au-delà des limites supportables des gens par ailleurs ni plus ni moins irritables que vous et moi (de ceci nous sommes presque sûr), nous avons donc décidé de supprimer ces informations régulières que vous receviez dans vos boîtes stupéfaites.

Quant à ceux d’entre vous — aux nerfs d’acier — qui désireraient ne pas voir cesser à leur endroit le processus d’information, il suffit de nous en informer par un e-mail péremptoire, du genre : J’en veux encore! et nos services reconstruiront derechef une liste de privilégiés sur les cendres de la précédente aujourd’hui même explosée et qui sera uniquement composée, la nouvelle liste, de volontaires en pleine possession de (toutes) leurs facultés.

Il aura fallu pour cela, bien entendu, lire ces lignes, ce qui est un moyen malin visant, au fond, à ce que Dieu (qui ne nous en voudra pas) puisse reconnaître les siens.

Déambulatoirement vôtre,

L’auteur de ces lignes.

 

 

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