La vague des films-catastrophes ne date
pas d’hier, loin s’en faut, et nous avons même retrouvé sur certaines
parois de la grotte Chauvet, pense-t-on, des traces qui sembleraient indiqué le
tournage en ces lieux d’une fiction appartenant au genre qui nous préoccupe
et qui daterait d’environ.
Si ce n’est plus.
Et quand on sait que la datation au
carbone 14 n’est pas, au fond, terrible terrible de précision, qu’il vaut
cent fois mieux lui préférer la technique de la scintigraphie coronarienne al
dente, on peut donc tout craindre. Mais c’est comme ça, et personnellement je
craindrais surtout un cancer de l’anus, ce qui n’a rien a voir avec le sujet
mais ça ne m’empêche pas d’y penser, là, en ce moment, puisque la
question se pose. On me dit en coulisses que le question, non, justement, ne se
pose pas. Sorry. Cela dit, c’est toujours le carbone 14 qui semble avoir la
faveur du public, alors que le public, en l’occurrence, reconnaissons-le, n’a
quand même qu’à la fermer. Soyons clair. J’en profite pour remercier les
téléspectatrices accortes qui, au sortir du spectacle dernier de Géraldine, m’ont
fait parvenir leurs dossiers de strip-teaseuses, nous étudions leur cas
sérieusement et au terme d’une âpre sélection la gagnante se verra, si elle
regarde dans cette direction, diffusée en léger différé sur nos ondes. Avec
son accord, certes. Évidemment. C’est la moindre des choses et cela va sans
dire, expression ravissante que je n’hésite jamais à employer abondamment.
A propos d’ondes donc, revenons à notre
grand bleu — qui est un film par ailleurs que j’ai carrément
détesté. Les films catastrophe, adoncques. Les adoncques, me diront les plus
marioles d’entre vous, sont un poiscaille bien connu, ha ha ha, ce à quoi je
n’hésiterai pas à répondre « c’est malin! » croyez-vous
vraiment que l’argent du contribuable soit destiné à cela ?
Les Bocals qui ne sont pas comme
chacun le sait plus ou moins insensibles à l’expression cinématographie ont
donc effectivement dans leurs cartons et leurs projecteurs un de ces films d’un
genre que pour ma part je trouve déplorable et nul à chier, mais bon. C’est
comme un tas d’autres. Ils existent, et il faut faire plus ou moins avec, et c’est
pas parce qu’un truc vous fait gerber qu’il n’est pas consommable.
Regardez les produits McDo et Quick, et Flup, et Flap, et Beuark. Adoncques,
donc.
Ce film, — Marvin et Daisy vont en
boat — dont il existe une version française sous titrée — Machin
et Margot se la jouent grave dans leur jardin et c’est ainsi ça que le gros
con est mort en s’écrasant comme une fiente sur le béton de son hangar à
bateau — est évidemment un document d’amateur largement inspiré des
grosses machines holiwoudiennes dont je ne dirai rien ici, ce n’est ni l’heure
ni le moment, et quand j’aurai dit ça j’aurai tout dit, ça veut bien dire
ce que ça veut dire et ça vous fait le verbe dire cinq fois sept fois en
quatre lignes pour le même prix, vous pouvez toujours courir les magasins pour
trouver moins cher au jour d’aujourd’hui. Il y en a, des jours, dés 8h47,
on se sent comme une envie de retourner se coucher, c’est dingue, les
émanations du carbone 14 à haute dose, sans doute… Mais bah. On aurait même
tendance à se dire, allons, gars, c‘est pas Dieu possible.
Je pense aussi que Dieu, qui n’est
effectivement pas possible, est par ailleurs le plus mauvais outil inventé par
l’espèce d’humaine que nous sommes, et ça, on ne m’en sortira pas de l’idée,
et si vous voulez y réfléchir trente secondes c’est pas que ça arrangera
quoi que ce soit, mais. Nous pensons d’ailleurs sérieusement à l’idée d’une
secte, la RDCQPQCSANFPDGP,EG,MG (Rassemblement de ceux qui pensent que dieu
commence sérieux à nous faire pousser des glandes partout, et grave, mon gars)
mais c’est une autre histoire, et en attendant, cher paroissien, veuillez
cliquer sur les petites zimages ci-après, là, dessous, et vous recevrez, en
échange de votre manoeuvre, des grandes zimages.
Je vous salue comme c’est à n’y pas croire, et vous dit les
deux mots du jour : serpolet et batavia !