lundi 15 juin 2009
Vosges Matin - Courrier des lecteurs
En italique les commentaires du médiateur de Vosges Matin, le journaliste René Borg.
Dimanche 14 juin 2009
Alimentaire, mon cher JPC !
M. Gérard Clément rejoint l'écrivain et notre chroniqueur dominical Pierre Pelot quand il pourfend le costume du plus médiatique chroniqueur gastronomique chauve à coquettes lunettes à fortes montures rondes de la télévision.
Je voudrais saluer la chronique de Pierre Pelot du dimanche 7 juin qui confirme que l'on a été très nombreux à se faire berner par un personnage dont je tairai le nom (les images dans la rue et les spots radios suffisent amplement), qui a passé du temps à dénoncer la malbouffe, non plus par conviction personnelle ni par prise de position sincère, mais plutôt par souci d'optimiser son tiroir-caisse personnel.
J'avais même fini par acheter un de ses livres ; heureusement, je n'ai jamais renouvelé cet exploit par pur hasard d'ailleurs.
Sur qui peut-on enfin compter pour relayer un minimum les idées et les impressions de ceux qui pensent qu'il est encore possible de bien produire et de bien manger en France en permettant aux producteurs de vivre et aux consommateurs de ne pas s'empoisonner ?
On va donc faire le dos rond, partager nos convictions en petit comité en espérant élargir le cercle de convaincus, en attendant les futures attitudes médiatiquement scandaleuses de ces vraies vedettes qui utilisent ce thème désormais trop rentable pour eux de l'alimentation, l'environnement, le climat ou autre tendance du moment.
Opportuniste
D'une ex-enseignante, Mme L. Plyant, ce petit mot écrit au dos d'une carte postale dédiée aux Imaginales
Merci, M. Pelot, d'avoir écrit votre article concernant J.P.C..., car c'est ce que tout le monde pense à son sujet ! C'est un faux défenseur de notre alimentation, mais un opportuniste qui sait "gagner" (?) de gros sous quand l'occasion se présente : n'achetons plus ses livres, chassons-le de notre quotidien !
Ce que j'aurais voulu dire !
De Mme Monique Rauch, d'Etival-Clairefontaine :
Félicitations à M. Pierre Pelot pour son article paru en page 2 de Vosges Matin dimanche. Vous avez dit exactement ce que j'aurais voulu dire ! Je n'ai pas hélas votre culture...
Le premier mot qui m'est venu en découvrant ce "placard", c'est le qualificatif que les jeunes emploient couramment... Mais dans la bouche d'une grand-mère de 72 ans, ce n'est tout de même pas correct ! Pourtant cela correspond si bien à ce monsieur qui se prend pour Marcel Achard, mais qui n'en a rien que les lunettes ! Il faudrait également demander à Michel Drucker de ne plus nous l'imposer le dimanche soir ! C'est dérangeant... Encore merci pour cet article et félicitations surtout en toute franchise comme vous l'avez fait.
Dimanche 26 avril 2009
Pelot "avec gourmandise"
Mme Claudy Obriot, de La Baffe, fait aussi partie des inconditionnel(le)s de l'écrivain Pierre Pelot et de sa chronique "Bavardage" dominicale qui sont au moins aussi nombreux à nous écrire que ses détracteurs. C'est ce qui s'appelle ne pas laisser indifférent.
Monsieur Pelot,
Avec gourmandise, chaque dimanche matin devant un café bien fumant, je savoure votre papier d'humeur. Bien sûr, il m'arrive d'être en harmonie avec votre plume, quelques fois moins, et parfois pas du tout. Mais ce n'est pas grave, j'aime le style, le rythme, la diversité des sujets. J'aime également vos coups de griffe et j'en passe. A vrai dire, je préfère votre chronique dominicale à vos énormes bouquins dont, je l'avoue, cher Pierre, je commence et termine rarement la lecture : trop long...
Alors, au nom de la liberté d'expression, au nom de la liberté de penser, au nom de la tolérance, continuez, Monsieur l'écrivain, à nous faire sourire, à nous déranger, à nous interpeller ! Ne sommes-nous pas des hommes libres dans une société dite libre ? Il suffit de si peu de choses pour commencer une belle journée ! "C'est ainsi que vivent les hommes"...
Au pays de Vanony
L'historien Marcel Cordier appartient aux thuriféraires de Pierre Pelot. Il nous l'écrit.
Je ne vais pas écrire à Vosges Matin chaque fois qu'un lecteur critique les propos de Pierre Pelot. Les chroniques de l'auteur de L'été en pente douce sont pleines d'un humour bien Vosgien. Au pays de Vanony, on devrait le comprendre. Nous devrions surtout être fiers et heureux d'avoir le plus grand écrivain vivant de Lorraine, et resté chez nous en Lorraine, attaché aux cimes et aux racines que nous aimons, refusant fièrement les sirènes parisiennes de la capitale abusive. Merci, grand Pierre.
Mais aussi...
La chronique de Pierre Pelot visiblement n'est pas du goût de Mme Claudine Renaux, de Bult.
Je veux vous faire part de ma consternation à la lecture de l'article de Pierre Pelot dans "Bavardage" du 29 mars 2009. Je peux vous assurer qu'à la suite de cette lecture, je suis indignée, fâchée et abasourdie que l'on puisse tenir de tels propos de Benoît XVI notre pape. Contrairement à M. Pelot, j'ai la foi et je crois en Dieu. En ces temps de Pâques, fête de résurrection de notre seigneur Jésus Christ, je trouve que ces propos sont les plus mal venus. Je pense que c'est une insulte à nous, lecteurs de Vosges Matin. Je peux vous assurer que je ne lirai plus cette rubrique qui se dit bavardages, mais qui n'est en réalité que méchanceté.
Dimanche 19 avril 2009
Le bruit ne fait pas de bien
De M. Jean-Mary Duc, son commentaire à propos du billet de Pierre Pelot sur Benoît XVI quand il a stigmatisé les préservatifs, du moins du point de vue de la pandémie du sida en Afrique.
Le bruit ne fait pas de bien ; le bien ne fait pas de bruit... Ceci pour dire que je donne à la présente lettre un caractère tout à fait privé [...]. Mais votre édition d'aujourd'hui m'amène à dire avec regrets que je trouve inacceptables les termes de votre article "Les Dérapages de Benoît". Vous le qualifiez de "bavardage". Pourquoi pas ? Pourquoi pas non plus, en ce 86e numéro de Vosges Matin admettre une erreur de jeunesse ? Qu'importe ? Mais pour le lecteur de prose locale que je suis, il y a des limites de réserve et de respect à ne pas dépasser, et, à mes yeux, vous avez franchi ces limites. C'est vrai qu'il y a beaucoup à dire sur les temps que nous vivons, mais de là à ironiser sur tout, laissons cette place aux publications satiriques...
Au-delà de ces divergences à court terme, je souhaite un "à venir" à votre jeune édition espérant d'autres conditions de rencontre : l'un de vos prédécesseurs vosgiens disait que le juste milieu entre la plaine d'Alsace et les vallées vosgiennes était la route des crètes... Prochain rendez-vous là-haut... Et puisque vous parlez d'un certain Jean Gabin, je pense à une unique chanson : "Je sais... Je sais..." pour arriver à l'ultime couplet : "Je sais que je ne sais rien...".
Dimanche 12 avril 2009
Réquisitoire
De M. Marc Vogley, de Vagney, qui réagit au billet de Pierre Pelot à propos du préservatif "danger" face au sida en Afrique.
L'article dit "Bavardage" (Vosges Matin du 29 mars) permet à un journaliste (Pierre Pelot est un écrivain, pas un journaliste, NDLR) d'épancher ses états d'âmes sur certains aspects coercitifs et néfastes des pratiques religieuses chrétiennes, musulmanes, juives au gré des temps (véritable réquisitoire). Bien entendu, chacun est libre de ses options philosophiques, politiques ou religieuses. Ce qui ne permet pas des affirmations aussi péremptoires qu'injurieuses pour les croyants sur "Dieu, la formidable et terrible invention des hommes". Affirmation qui, bien loin d'être scientifique, est surtout d'une agressivité primaire. Par ailleurs, si certaines pratiques religieuses peuvent être discutées, la ligne directrice reste toujours l'amour et la tolérance, moteur des associations et missions caritatives dans le monde.
D'autre part, l'usage du préservatif, s'il peut actuellement éviter bien des souffrances, ne saurait répondre totalement à l'éradication de l'épidémie du sida. Il est dommage que le "comment faire bénéficier tous les pays pauvres, d'Afrique notamment, des avancées médicales des pays industrialisés" soit passé sous silence. Il est regrettable que cet article soit l'occasion d'étaler un rare mépris de vos lecteurs mais, peut-être que ces "nunucheries" ne sont que des "hurleries cosmologiques".
Nous sommes persuadés que Pierre Pelot n'étale pas "un rare mépris des lecteurs". Il faut bien comprendre que son point de vue, il le propose en tant qu'écrivain, libre de toute entrave d'ordre déontologique. Cependant, pour vous rejoindre, il apparaît que le préservatif serait l'objet d'un vrai lobbying pour inciter à penser qu'il est le seul rempart contre la pandémie du sida, qui est en train de décimer le continent africain et qui connaît aussi une résurgence inquiétante dans les pays occidentaux comme la France. A la lumière d'articles récents sur le sujet, il apparaît que bien des pistes de recherche sont passées sous silence au seul profit du préservatif. Autrement dit, et même si l'idée blesse la morale, y compris devant un tel fléau, il y a des priorités d'ordre économique qui auraient prévalu. Le pape stigmatise l'usage du préservatif, qu'il a même qualifié de "danger" dans le contexte africain. Si, comme c'est le cas, d'autres moyens existent - "multiprévention", "traitement qui peut être la meilleure des préventions en raison des molécules antirétrovirales" (Le Dogme de la capote, par Eric Favereau, Libération du 30 mars 2009) comme la prise de produits simples par une femme, avant un rapport sexuel, capables de tuer tout virus, y compris celui du HIV, alors oui, ne parler que du seul préservatif pour endiguer l'épidémie, serait bien un propos "dangereux", puisqu'il exclut toute autre forme de prévention qui existe. En cela Benoît XVI avait raison.
Pur sapin
Ce qu'en principe on ne fait pas, mais qui là n'est rien d'autre qu'un compliment anonyme...
Y a bien sûr plusieurs façons d'être
On est Guillon ou bien Pelot...
On a le droit de choisir qui on aime
Je vous en prie, gardez Pelot
Un peu d'air pur sapin ça fait du bien.
Dimanche 5 avril 2009
Insupportable
De M. Bernard Delbet, d'Epinal, qui réagit à la dernière livraison de l'écrivain Pierre Pelot, consacrée aux propos de Benoît XVI concernant le préservatif et le sida.
Dans votre rubrique "Bavardage", j'ai été scandalisé par les propos de votre journaliste, Monsieur Pierre Pelot. Ces attaques contre notre Saint-Père le pape, d'où qu'elles viennent, sont insupportables. Nous aurons et nous avons peut-être un excès de zèle dans la défense du souverain pontife. Nous ne pouvons pas laisser attaquer le Pape sans dénoncer l'origine de ces critiques. Que ce besoin de proférer de telles invectives ne soit pas pour vous, Monsieur Pelot, un prétexte de satisfaire votre égoïsme ou votre orgueil pour être digne de vous faire appeler "Monsieur le Journaliste". Je crois en Dieu.
Pierre Pelot, écrivain et non pas journaliste, nous offre une contribution hebdomadaire. Ses prises de position peuvent choquer. Vos convictions, M. Delbet, l'ont été cette fois. Notre rubrique "Dialogue", vous l'avez bien compris, vous est ouverte pour exprimer votre point de vue, votre attachement à votre foi et le respect que vous portez au Saint-Père, vous pouvez l'exprimer ici. Comme l'a fait avant vous l'abbé Jacques Pétin dans la rubrique "Dialogue" du dimanche 26 mars dernier, le curé de la paroisse de Granges-sur-Vologne, en réplique aux réactions suscitées par les propos du pape à son départ pour l'Afrique.
Un émule
De M. Michel Vaudeville qui n'aime rien tant que le côté "mauvaise herbe" de Pierre Pelot, l'auteur de la rubrique "Bavardage" du dimanche.
Merci M. Pelot pour vos billets d'humeur du dimanche, de vos histoires de sardines sans queue ni tête et autre réflexion sur la disparition d'un bol. Que serait le café du dimanche matin sans la tasse offerte par ma fille pour mon anniversaire ! Et même si vous égratignez un peu nos chasseurs. Chasseurs que j'apprécie un peu plus depuis qu'ils glissent une pointe orange fluo sur leurs vêtements kaki, à me donner envie de ressortir mon blouson bleu ciel / fuchsia des années 80. Continuez ainsi et soyez toujours la "mauvaise herbe" de notre Vosges Matin du dimanche !
Dimanche 28 mars 2009
Elle aime Pierre Pelot
De Mme E. Clément, de Dinozé :
Monsieur Jean-Paul Gérard, de Vittel, va encore s'énerver après avoir lu le "Bavardage" de Pierre Pelot ce dimanche ! (Mme Clément fait allusion à la chronique du 1er mars). A peine remis de son indigestion de pingouins, il va devoir se faire les sardines ! Zen, Monsieur Gérard, zen ! Moi ça ne me déplaît pas du tout ce genre de petites histoires. Je dirais même que ça me fait franchement sourire. Je préfère ça à des rapports politiciens dont je suis saturée. Moi, j'aime, je trouve ça drôle et je ne vais pas m'en excuser. Salut à vous !
Dimanche 22 mars 2009
Les chasseurs chassés
De M. Daniel André, de Vittel, cette lettre intitulée : "Les chasseurs chassés".
Je reste pantois devant l'acharnement de certaines personnes [...]. Nous avons bien compris le rappel à l'attaque contre les chasseurs des amis de M. Pelot et il en a beaucoup. A l'instar de celui d'Uriménil, ceci sera ma dernière réponse... aux provocations sur la chasse. Néanmoins, je dis merci à Vosges Matin qui ose parfois donner la parole à ceux qui ne pensent pas le politiquement vert correct(eur).
Lundi 16 mars, un article demande la réintroduction du loup dans les Vosges et provoque les chasseurs. Les Vosges ne sont pas une réserve naturelle pour citadins béats. Entre des loups et des usines (incitations fiscales), demandez aux Vosgiens leur préférence. Mardi 17 mars, un article est publié sur la réintroduction du blaireau en n'oubliant pas de stigmatiser les chasseurs au passage [...]. Pas un jour sans une agression contre notre minorité ethnique [...]. Aujourd'hui, c'est la chasse aux chasseurs qui est ouverte [...]. En ces temps difficiles (pas pour les éco-planqués), d'autres sujets / débats sont bien plus importants que ces sempiternelles provocations.
Dimanche 8 mars 2009
Planétaire !
Ce sera mon ultime intervention sur le thème de la chasse, nous écrit M. Maurice Nussbaum, d'Uriménil, thème qui prend soudain des dimensions planétaires avec appel à Hiroshima, apartheid, élection du président des Etats-Unis ! Qui l'eût cru ? Une précision cependant : ce n'est pas "en forêt" mais sur une route tout ce qui a de plus départementale que j'ai été "agressé". Les mots ont leur importance.
A ce propos, l'article de M. Lavit soulève un autre lièvre (si je puis dire !) qui est celui de la présentation des résultats d'un sondage : on pourrait dire, avec un brin de malice (en supposant que la question posée n'admettait que deux réponses), que le Directeur de la Fédération des chasseurs des Vosges nous apprend que une personne sur cinq a été "en conflit avec un chasseur", et pire encore (!), que trois personnes sur dix de "sont senties mises en danger" par les mêmes ! Malgré la vérité implacable des "chiffres", on peut faire dire bien des choses aux sondages, le type d'échantillon choisi, la question posée, le nombre de réponses possibles et leur fréquence d'apparition étant autant d'informations indispensables à leur bonne interprétation.
Dimanche 1er mars 2009
Il y a des choses qu'on n'aime pas voir changer
Le Directeur de la Fédération départementale des chasseurs des Vosges, M. Philippe Lavit, intervient à son tour dans le débat ouvert ici.
Il y a 20 ans, il était d'actualité de tourner la chasse au ridicule. L'indétrônable sketch des Inconnus attestait avec flagrance à quel point il est difficile pour ceux qui se sont éloignés de la nature de faire le distinguo entre ce qui ressort de l'humoristique et du second degré avec la réalité du monde rural... Heureusement, même si certains s'abaissent à des considérations démodées et des moins fondées, ce n'est pas le cas de la majorité : en 20 ans, l'image de la chasse a progressé de 18 points selon un sondage CSA avec une large majorité d'opinion positive chez les moins de 25 ans. D'autre part, 81 % des personnes interrogées n'ont jamais été en conflit avec un chasseur et 70 % ne se sont jamais senties mises en danger, preuve semble-t-il que nous sommes loin d'Hiroshima et qu'il n'est pas coutume d'être "mis en joue" en forêt. Qui aujourd'hui n'a pas compris que le chasseur a pour objectif la pérennisation de sa passion et qu'il a intérêt à protéger les espèces et les espaces qui sont garants de la santé de son activité ? Qui aujourd'hui a encore des doutes sur l'utilité de la régulation des grands animaux vis-à-vis des dégâts agricoles et forestiers ? [...] 20 ans après l'apartheid, in président noir est élu à la tête des Etats-Unis. 20 ans après le sketch des Inconnus, les Françaos aiment les chasseurs. C'est fou comme le monde (et non "tout le monde") évolue.
Chasse et promeneurs, mon point de vue
De M. Eric Etienne, de La Croix-aux-Mines :
C'est avec une grande neutralité que je suis le débat entre les pro-chasse et les anti-chasse depuis trois dimanches dans vos colonnes. Dans l'article initial de M. Pelot (8 février 2009), seul je n'ai pas apprécié son ostracisme et son jugement de paraître concernant les enfants, "maigres gamins ridicules dans leurs tenues". Malgré tout ce qui s'écrit, j'aime manger une bonne poêlée de champignons donnée par l'un ou déguster un bon morceau de gibier donné par un autre (pas assez souvent). Dans ce débat et au coin du bois, il apparaît que les uns et les autres se provoquent volontairement, usent et abusent de leur droit de chasser ou de se promener. Il est temps pour eux de sortir de ces clichés chasseurs tueurs viandards et écolos sectaires arbitraires. Et pourquoi pas un bon dialogue entre gens intelligents au coin du bois, leur passion commune, la nature, ne le mérite-t-elle pas ? La forêt n'est pas la propriété des chasseurs ni des promeneurs. Elle est communale, domaniale ou parfois privée. Des lois la protègent et la régissent. Et puis s'il y a menace d'imbéciles (il y en a partout), ou non respect des droits, il reste les lois de la République dont M. Nussbaum aurait dû exiger l'application. La fédération des chasseurs m'a confirmé qu'il est obligatoire de signaler une partie de chasse en cours avec des panneaux [...]. J'ai aussi appris qu'environ une douzaine de journées de chasse sont organisées par année en forêt, ce qui me laisse 350 jours de liberté totale par an. Alors promenons-nous dans les bois tant que... le loup n'y est pas.
Ras le bol
De M. Jean-Paul Gérard, de Vittel :
[...] Si le sel de la vie de M. Pelot consiste à fantasmer sur l'histoire d'un bol de pingouins disparu du placard de sa cuisine (Rubrique "Bavardage" du 22 février 2009), après tout c'est son affaire personnelle. Mais il convient qu'il sache que ce genre de "bavardage" [...] : ras le bol ! J'en profite pour rappeler que M. Pelot s'était déjà fait remarquer le 15 février en traitant les chasseurs à coup d'adjectifs cinglants... A l'évidence il ne connaît pas l'éthique des chasseurs et je l'invite d'ores et déjà à une partie de chasse où il sera le bienvenu. Il lui sera alors expliqué "sur le terrain" les rôles essentiels que joue le chasseur dans le milieu naturel ! Courtoisement.
Dimanche 22 février 2009
Il nous a mis en joue !
M. Maurice Nussbaum d'Uriménil a vécu quelques expériences malheureuses avec des chasseurs :
A mon tour de réagir à l'article "Racisme anti-chasse ?", dialogue de votre lecteur David André. Le billet d'humeur de Pierre Pelot a ravivé en moi le souvenir de deux rencontres avec des chasseurs dont le comportement conforte malheureusement ses propos.
La première, c'était il y a une quinzaine d'années, en automne, j'avais croisé un dimanche en forêt des chasseurs qui m'avaient sans ambages sommé de quitter le "terrain" ! Arguant du fait que je pouvais moi aussi le dimanche m'adonner à mon loisir, la cueillette des champignons, il m'a été répété que c'était à mes risques et périls !
La deuxième, plus récente, le 27 décembre 2004, a été plus inquiétante. J'ai rencontré exactement "un de ces groupes vous regardant approcher comme si vous étiez l'ennemi" en traversant la forêt de Charmois-l'Orgueilleux. J'étais en voiture avec ma femme et ma fille, il était 17 h., quand soudain un individu gesticulant a surgi et nous a mis en joue ! Un peu plus loin, un autre était au milieu de la route brandissant son fusil. J'avais, en son temps, relaté les faits à M. Morel, président de la Fédération de chasse des Vosges, sans jamais avoir obtenu de réponse.
Je continuerai donc pour l'instant à être plus à l'aise avec "l'écolo barbu" fut-il primaire (qui plus est quand il s'agit de Pierre Pelot à qui j'exprime toute mon admiration pour ses oeuvres littéraires) qu'avec le "disciple de Saint-Hubert" fut-il d'un niveau supérieur, les excès des uns étant infiniment moins redoutables que ceux des autres.
Dimanche 15 février 2009
Racisme anti-chasse ?
M. Daniel André, de Vittel, disciple de Saint Hubert et fier de l'être, réagit avec passion, c'est le moins que nous puissions écrire, à la dernière livraison des "Bavardages" de l'écrivain Pierre Pelot : Une semaine de plus en moins :
[...] Je m'insurge de votre vision partiale concernant les pratiquants de la forêt. Votre description toute personnelle des chasseurs n'est digne que des clichés orchestrés par les anti-chasse. Alors cliché pour cliché, votre photo barbue ne reflète-t-elle pas l'écolo primaire ? Et non le travail de journalisme objectif que Vosges Matin s'oblige à être quotidiennement auprès de ses lecteurs ? Ne mettons pas d'huile sur le feu entre les différents utilisateurs de la nature, entre les pro-ceci et les anti-tout. Ce type d'article risque d'alimenter l'extrémisme des encagoulés verts qui brûlent les baraques de chasse, scient les barreaux des miradors et agressent des chasseurs par provocation. Ce sont des délits criminels et pour suivre votre image, votre bombe d'Hiroshima est amorcée. Arrêtez ce racisme anti-chasse, nous sommes des hommes, des femmes et des enfants [...]. A la campagne, nous sommes tous les jours confrontés aux réalités de la nature et les chasseurs n'ont pas attendu que ce soit la mode pour prôner l'écologie. Nous disons oui à une écologie raisonnée, efficace, hors des excès [...].
Le Grenelle de l'environnement donne raison à M. André, comme à la Fédération départementale des chasseurs des Vosges, quand il évoque l'équilibre de la faune maintenu en partie par la cynégétique. On ne peut pas assimiler l'ensemble des chasseurs à quelques "viandards" invétérés : le braconnage n'est pas le fait des chasseurs, il existe de temps immémoriaux et relève du délit. Pierre Pelot, lui, a un point de vue : celui de l'écrivain. Pas celui d'un journaliste. Dans ce sens, il n'est pas tenu par nos obligations déontologiques. Ses commentaires sont subjectifs, se veulent tels.
Bavardages
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