dimanche 26 juillet 2009
Suaire
L’équipe de recherches archéologique de l’American Paleolitic Research Institut, sous la direction du Pr. Anton Fishburg a retrouvé dans une pyramide de la jungle palombienne, plus précisément sur le site de Huchacan où des fouilles sont menées depuis trois ans, une série de rouleaux mortuaires, dont un particulièrement bien conservé, qui tendraient à prouver l’inhumation, auprès de momies humaines, d’animaux de compagnie. Ceci n’est pas extraordinaire en soi. Et ce n’est pas là que se situe la particularité très extraordinaire de l’événement.
Les chercheurs en travail sur cette mission de fouilles regroupent des équipes interaméricaines du plus haut niveau, telles l’Américan P.I. de Chicago, la América S-Amazonia do Brasil, sous la direction, donc, de l’ American Paleolitic Research Institut, « inventeurs » (puisque c’est le nom donné aux découvreurs de vestiges) des pièces inestimables mises à jour, qui vont, si leur authenticité s’avère établie et confirmée par les analyses biochimiques en cours, tout simplement révolutionner l’Histoire des croyances et religions pré-palombiennes sur une période qui se poursuit bien longtemps après l’invasion espagnole du continent sud américain. « Si les analyses en cours établissent leur authenticité », car d’ores et déjà une polémique contesterait ladite authenticité, accusant le Pr. Anton Fishburg, ou des membres de son équipe de chercheurs, d’avoir créé ces pièces archéologiques révolutionnaires. Mais le Professeur de réputation mondiale qui ne peut être raisonnablement soupçonné de tricherie est totalement solidaire des membres de son staff.
De quoi s’agit-il exactement ? De rouleaux mortuaires trouvés dans des sépultures découvertes au second « sous-sol » de la pyramide majeure des trois qui forment le site de Huchacan. Rouleaux de peau d’agoutis arboricoles parfaitement conservés par le procédé de tannage employé et leur placement dans des tubes parfaitement hermétiques de docouma (ou bois de fer noir), sur lesquels apparaissent des traces de signes hiéroglyphiques ou supposés tels, ainsi que des « empreintes », des « figures ». Les peaux seraient des sortes de suaires, ayant contenu des corps momentanément décédés animaux.
De ces animaux mythiques, dont plusieurs légendes (mais nous pouvons aussi bien parler de traditions et de documents historiques) post-huchacannienne, signalent l’existence. Des animaux qui se seraient révélés capables de résurrections successives, après des mises à mort rituelles accompagnant le décès de leur compagnons humains dont ils auraient été les représentants totémiques dans l’autre monde. Les suaires auraient servi à envelopper les corps de ces animaux jusqu’à leur résurrection. Et ce serait donc un de ces documents quasi photographiques représentant l’empreinte d’un compagnons animal d’une des momies mise à jour qui ferait l’objet de cette étude révolutionnaire – car si momie il y avait dans la sépulture, nulle trace de celle de l’animal, ni même de ses restes osseux, juste les rouleaux de suaires, ce qui tendrait à ajouter une preuve à la résurrection. L’authentification du document prouverait donc irréfutablement l’existence de ce mythique petit animal que nous appelons le marsupilami – ce qui amène une autre question, aucun marsupial de ce type ne se trouvant sur le continent américain.
Pierre Pelot
Chronique parue le dimanche 26 juillet 2009 dans 
Bavardages
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