samedi 02 août 2003
Dos en vrac
Vendredi 20 juin 2003
Il y a des jours, franchement, on ferait mieux de rester couché. Seulement évidemment on ne le sait pas, alors on se lève. On petit-déjeune en écoutant les news ( c'est jamais bien terrible - j'ai l'air de râler mais quand même c'est vrai: vous avez entendu, vous, déjà, des bulletins d'infos chargés de gaietés? Genre: " Eh bien hier soir Madame Truc a fait une île flottante au dessert parfaitement réussie, la famille s'en lèche encore les doigts ". Non. Jamais). On petit-déjeune, donc, ensuite on tournicote un peu avant de, comme un imbécile, décider d'aller couper les bouleaux à demi déracinés par le coup de vent de février dernier, on y va, et allez que je te tronçonne, à un moment on veut soulever une des portions de tronc découpé et crac. Ça y est. Le muscle du dos. Un des muscles du dos. Je l'ai senti se déchirer. Me suis dit ça y est. Eh bien ça y était. Assis dans une position tordue et figée pour tapoter ces quelques lignes, j'en peux plus. Ça va être gai.
Rubriques
Du coup je me propose de faire un numéro spécial " J'aurais dû/J'aurais pas dû ".
J'aurais dû:
Rester coucher
ou aller me balader plutôt que jouer les bûcherons (vendredi 20 juin 2003)
J'aurais pas dû:
Couper ces #Ø?ÿ§ß‰$Å!!!! de bouleaux qui ne demandaient rien à personne
Manger une omelette aux patates à midi, je l'ai sur l'estomac (vendredi 20 juin 2003)
Lundi 23 juin 2003
Samedi soir/nuit, c'était la fête de la musique. Depuis le balcon de ma véranda, oui j'ai une véranda, ma maison a une véranda, en entendait diverses sources, à droite et à gauche dans le village, qui déversaient des flots musicaux. Ça se mélangeait au-dessus de chez moi. Au bout d'un moment, bon, et je suis rentré et j'allume la télé et sur quoi je tombe en zappant: sur la fête de la musique! A Paris. Animée et présentée et commentée et marteau-piquerisée par la très crispante Daniela Lumbroso au regard de Droopy et la voix de roulette de dentiste et à l'humour de ... je ne sais pas. J'ai tenu trois minutes avant de basculer sur la 5 où des chanteurs parlaient de chanson et c'était bien. Après je me suis endormi à cause des analgésiques pour mon dos.
Du coup : jeudi 17 juillet 2003
On me dit que Raffarin a traversé Remiremont. (Il a deux " f ", cet homme? voilà que je ne sais plus, dîtes-donc!) Aujourd'hui, donc. La vieille cité aura donc tout connu, tout vécu, la peste, les tremblements de terre, Poncelet au volant de sa mairie, la canicule, Catherine de Lorraine...
Je ne savais pas que la tournée du gros passait par là. Manquerait plus que l'autre. Souvent, ils se suivent. Ou s'accompagnent. On a vu le Corse. On a vu la même Corse après leur passage en tandem. Tu te crois peinard dans le trou du cul du monde, et crac! En fait, on n'est à l'abri de rien. Nulle part.
J'ai le moral en baisse. C'est la chaleur./p>
Et c'est alors que: jeudi 31 juillet 2003
C'est à peine croyable. Je veux dire: la date. Où sont passés les autres jours d'avant? Je ne sais. Ce que je sais c'est qu'en même temps j'ai l'impression qu'ils étaient trois ou quatre (les jours) ainsi que trente quatre mille. Et puis quoi? Et puis rien.
Par exemple je sais qu'il y a eu le 14 et le 20, de juillet. Le 14 parce que des pétards et des feux d'artifice, de la vraie mitraille, et depuis chez moi je ne voyais même pas les belles bleues ou les belles rouges, juste le vacarme des pétards et des pétarades, partout, si bien que ça m'a gonflé et que je suis parti me coucher. Mon épouse m'a dit: " Tu viens? on va voir les feux d'artifice ", et j'ai dit " non ". Voilà.
Et puis le 20 parce que le 20 il y avait méchoui, c'est à dire cochon, plus exactement, chez Sylvain, en dessous de chez moi, dans son atelier. Avec une bande. Faisait très chaud, ce 20 Juillet. Dans la bande il y avait Pipo. Et je n'en dirai pas plus, c'est même pas la peine de me torturer pour en savoir davantage. Non non et non.
A propos de Pipo : La maison de Pipo
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| Le trois juillet, il pleuvait. |
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Le 21 juillet, par contre, il faisait très beau. Très chaud.
Au moins autant sinon plus que le 20.
Ce qui n'est pas peu dire. J'ai dit que je n'en dirais pas davantage.
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Le 28 juillet, beau temps toujours.
Pipo attaque les fermes de la maison. Ce qui n'est pas de la tarte.
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Par ailleurs, il travaille au sous-sol en maçonnerie de la maison, là où elle s'élèvera bientôt. Majestueusement.
Il ne peut donc pas être au four et au moulin. C'est à dire au bois et à la pierre. Ça le gonfle un peu… Ça l'inquiète, surtout. Le temps qui passe. Noël qui approche... Moi je lui dis qu'il sera dans les temps, couvert comme il l'a prévu pour l'hiver, et tout. Mais ça l'inquiète quand même. Faut dire qu'il est à la merci du moindre pépin. Une brusque montée des eaux, je ne sais pas, une chute de mobylette, un nid de guêpes. Les trucs auxquels on ne pense pas. Les impondérables. Je le comprends. Mais n'empêche, je suis bien sûr qu'il y arrivera.
A part ça
A part ça, quant à moi, qui croyais donc pouvoir souffler un peu cet été, non. J'écris des choses. Des choses alimentaires. Je ne réponds pas quand mon banquier appelle au téléphone. Je filtre. Mon banquier a le chic pour me plomber le moral - déjà qu'il n'est pas bien costaud. Mon moral, pas le banquier. Un jour, un copain m'a dit: les banquiers, c'est des types qui te vendent un parapluie et qui te le reprennent quand il pleut. J'ai plus trop de nouvelles, au fait, de mon copain, mais il avait sacrément raison. Quand je serai grand et maître du monde, tous les banquiers iront se faire enculer sur décision gouvernementale, pour changer. Ils ne seront pas les seuls, qu'ils se rassurent.
Et puis j'écris aussi le scénario du futur téléfilm L'Odyssée de Sapiens. Ça c'est avec plaisir et ce n'est sacrément pas facile.
Et puis encore le scénar du tome 3 de la bd HAND, dont le premier tome serait presque passé inaperçu que ça ne m'étonnerait pas. Un peu largué par les éditeurs, ce me semble. C'est mon impression, fausse peut-être, mais c'est quand même les impressions qui comptent, au fond, et, bon, ça suffit non pas pour démotiver mais en tous cas pour ne pas motiver des masses. On se refait pas.
Es la vida.
Ce dont je ne parlerai pas
Je ne parlerai pas de mon roman à paraître à la rentrée. La rentrée littéraire, donc. Plus exactement, je ne parlerai pas de la tension et du traczir qui montent. J'ai dit que je n'en parlerai pas, alors je n'en parle pas.
Le jour le jour
Des fois, je me réveille le matin avec une trouille bleue. En fait, tous les matins. Ça met un certain temps à passer. Dés que je suis levé, ça s'estompe. Le problème c'est que c'est ultra dur de se lever. Et puis tout ce soleil, tout le temps…
En face
En face de chez moi , de l'autre côté de la vallée, il y a un camping. C'est bourré me dit-on de Hollandais et de Danois. Des fois on entend des hurlements. Avinés ou simplement joyeux, je ne sais pas, je n'ai pas encore réussi à faire la différence. Je tends l'oreille. Mais je ne comprends ni le hollandais ni le danois. Je devrais, sans doute. Des fois on entends de la musique, des animations, je suppose.
Jours de foot
A une époque pas si lointaine, le mois dernier, il y avait des tournois de foot au stade. Le stade lui aussi est en face de chez moi, pas tout à fait de l'autre bord de la vallée. C'est fou ce qu'il y a comme trucs en face de chez moi. Pour animer les tournois de foot, il y avait un commentateur, un animateur, allez savoir comment ça s'intitule, mais cet énergumène gueulait vaillamment (pas d'autre mot) dans son micro et la sono était hyper-mal réglée, c'est à dire à toc. Je prenais tout dans mon oreille droite, directement dans le bureau, fenêtres hermétiquement closes. Tous les dimanches. Le foot, c'est quelque chose, comme sport. Les commentateurs amateurs, le drame, c'est qu'ils aiment ça. Commenter. Il y a une émission de télé qui s'appelle On refait le match, sur LCI. Je ne dis pas que c'est l'émission la plus conne de toute la télé, mais c'est une des plus connes que j'aie jamais tenté de suivre. Dix minutes.
Le Jeu du j'aurais pas dû
J'aurais pas dû griller les tranches de gigot d'agneau sur le gril, dehors, hier soir. Juste avant l'orage.
Le jeu du j'aurais dû
Je ne sais pas ce que je devrais, depuis un moment, mais ça va revenir.
Info nulle
J'ai toujours le dos niqué, pour info. Mon toubib m'a donné des pilules pour ne plus avoir mal. Mon toubib ne se casse pas le cul. Lui. En plus il est parti en vacances.
Comme la plupart. Même vous si ça se trouve.
Moi j'aime pas les vacances.
Info top
Deux romans de Michel Pagel sont réédités, sous le titre générique et fédérateur: Les Escargots se cachent pour mourir aux éditions du Bélial. Lesdits deux romans sont, le premier: Pour une poignée d'helix pomatias (exemple parfait du titre qu'on ne retiendra JAMAIS), et l'autre Le Cimetière des Astronefs, que je recommande haut et fort, ainsi que chaleureusement, parce qu'il y avait quand même longtemps que je ne m'étais pas marré à ce point, en un mot comme en cent, à la lecture d'un roman. Et parce que les comiques, et en plus qui écrivent bien, et en plus originaux, c'est quand même un peu rare, dans la Sf, comme on dit, en France, présentement. Mais, certes, je lis pas tout. N'empêche.
Hasta luego
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