dimanche 10 février 2002
Amélie, etc.

 

jeudi 7 février 2002

Bien.

Je viens de voir Le fabuleux destin d’Amélie Poulain. Quoi dire ? Et puis d’abord pourquoi faudrait-il en dire obligatoirement quelque chose ? C’est du bonheur, voilà, c’est tout. Une petit bout de bonheur. C’est une de ces histoires qu’on héberge, sans doute, et sans le savoir, et qu’on serait bien incapable de raconter et d’extirper soi-même. C’est donc rudement bien qu’un autre le fasse à notre place, celui qui devait s’en charger et à qui l’histoire était destinée. Et c’est bien agréable. Je vais aller dormir l’esprit en paix. D’ailleurs il est tard.

samedi 9 février 2002

taupes

C’est bientôt le prin temps. Le premier temps de l’été. Il y a des signes. Les taupes. Entre autres. Les taupes se sont mises à pousser leurs petits monticules dans le gazon, devant la maison. Elles ne font généralement pas ça sous la neige. Donc…

J’aime bien les taupes. Les taupes, toutes vestuveluées qu’elles sont, ont une force incroyable dans leurs pattes-à-creuser antérieures.

J’aime bien aussi le mot « vestuvelué ».

C’est la vie.

nique la nuque

Sinon, on va se dire que je n’ai que des malheurs, ou que je ne m’intéresse qu’à ces petits riens désagréables, mais voilà : je suis allé il y a peu à l’hôpital pour un (très) court séjour, ça me manquait, tout s’est bien passé, je n’ai pas jugé utile cette fois-ci d’en ramener un reportage photo du bloc ni des infirmières desnudées comme la fois précédente, non, et puis voilà qu’en sortant de l’endroit des douleurs terribles (oui monsieur) me tombent sur les muscles de la nuque, dans la position assise. Pas les douleurs assises, moi. Quand j’étais assis, je veux dire. Debout, immobile, couché, marchant, tout baignait. Assis, la cata. Merde, me dis-je. Je me voyais jouer du clavier debout ad vitam machin, ainsi que le pianiste célébré pour cette particularité de posture. Et puis non. A coup d’antalgiques, tout s’est finalement arrangé, après quatre ou cinq jours. Voire six. On m’a dit que c’était sans doute les résultats d’une crispation de corps pendant l’anesthésie. J’en sais des choses. Mon corps anesthésié partiellement se crispe de l’autre bord. et me le rend bien après coup. Salaud de corps.

Ceci n’a évidemment aucun intérêt, d’autant que c’est, en plus, du passé, et c’est tout. On est peu de chose.

Mon bon monsieur.

Bédé

Voilà : je viens d’écrire les deux premières pages du scénario de la seconde partie de la BD — H.A.N.D. — que nous vous concoctons, veinard lecteur futur, Emmanuel Végliona et moi, et dont le premier tome, La Peau des Ombres devrait paraître en septembre. Et c’est pas mal du tout. J’aimerais que ce second tome s’intitule « Les Bordels de Dieu », mais je ne suis pas sûr que les éditeurs, par ailleurs fort sympathiques, et très ouverts aux finesses en tous genres, soient okay. Pourtant ça résumerait très bien l’histoire. En cinq mots: ce serait un bon titre. Trouvè-je.

Donc me voilà parti dans cette aventure. J’ai été obligé de laisser en plan, du coup, le roman, au bout de quasiment un million de signes (j’en suis à un peu plus du mi-parcours, je pense). Donc, l’échéance sera again retardée derechef, il fallait s’y attendre: mon éditeur, l’autre, celui du roman, fort sympathique au susdit demeurant, ne m’ayant pourtant point donné la possibilité de ne me consacrer qu’à l’écriture du, donc, roman, et ne m’arrosant point, par re-exemple, de substantielles et très régulières avances sur droits en euros ou dollars. Ni permis la chose d’aucune autre manière qui se fût traduite au final par d’identiques et tout aussi fameux versements. Es la vida. Ta da di dada.

Ça me plait bien cette seconde partie de la BD. Davantage que la première. Mais c’est toujours comme ça, c’est toujours ce qu’on est en train de faire qui.

Les nerfs

Deux raisons, au moins, les gars et les garces, d’avoir les nerfs. Ou plus exactement de se faire chier. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose.

La première : les J.O.

Ce n’est pas que je n’aime point. Au contraire. je serais même plutôt téléjeuzolympic de base, si si. Comme télécoupedumondedefout’. De base aussi. Sorti de ces événements événementiels, j’avoue que nada. Mais bon, c’est comme ça. Pour le spectacle, sans doute. Donc c’est pas que je suis contre, c’est que ça se passe aux US, que les US j’en ai ma claque en ce moment et qu’on va encore ne pas arrêter de les entendre crier partout qu’ils sont les plus forts, les plus beaux, les plus ceci et cela, et merci l’amérique et dieu, qu’on ne va pas en entendre un seul dire bonjour sans qu’il se signe de la croix et remercie une fois de plus dieu qui est comme on devrait le savoir américain dans l’âme. Et puis Bush.

La seconde, de raison : la campagne électorale française.

Refrain : Ce n’est pas que je n’aime point… Il fut même un temps dans mes jeunes années où je suivais la chose avec un intérêt certain, et quasiment de l’espoir, un soupçon de foi, tiens. Une manière de croyance, re-tiens. Eh bien, ce qui est rigolo (enfin…) c’est que j’ai l’impression d’entendre encore et toujours le même discours, et surtout, en fin de comptes, avec toujours la même mauvaise sauce aigre et criarde de froidure derrière les beaux mots qui se voudraient chaleureux, si on voit ce que je veux dire. C’est quand même hallucinant. Et puis non seulement les mêmes inbitables discours et promesses foireuses (qu’un jour un de ces ténors se lève et nous dise: les gars, je vous promets de nager dans la merde pendant sept ans, c’est bon pour le teint !), mais aussi les mêmes gueules. Parce que, là, et j’en suis convaincu, c’est bel et bien sur la gueule, l’allure, l’image, l’habit, qu’ils sont ou pas élus. Le discours? Tu parles. Au temps où seul le discours était la partie visible de l’iceberg, oui, peut-être. Mais certainement plus depuis qu’ils se montrent, qu’ils sortent au grand jour de leur trou, qu’ils jouent ces règles-là du jeu communiquant. Ça fait partie du processus de séduction humaine. Ça compte énormément, en priorité: l’apparence, le paraître, le comment je vous l’emballe ma bonne dame. Alors voilà donc le retour des sales gueules, ceux qu’on ne peut pas voir, ceux qui énervent, sortent par les yeux, font marrer, etc. Les Guignols, les vrais, en fait. Et c’est tellement vrai. On va entendre s’exprimer Devedjian à tour de bras et il ne manquera pas de nous la jouer profondeurs intellectuelles. Pasqua, les arnaqueurs réunis au mépris de toute espèce de décence et de morale — puisque ça s’appelle quand même comme ça et que c’est ce qu’ils nous tartinent gaillardement jusqu’à plus faim —, et tout juste si en plus ils ne mordraient pas quand on les égratigne. Et puis Le Pen, et puis les chasseurs, les amicales des gros cons en tous genres, les Catherine, les François Colza, les Jean-Pierre du Bocal, tous et toutes. Parce que toutes aussi, évidemment.

On va vers des jours heureux.

Le plus dur, c’est pas d’entendre et de voir tout ça, mais de tenter de l’éviter. On ne pourra pas. Tu paries ?

 

Presse    

Presse (30586 octets)

N’empêche que j’ai fait ma presse à relier. Une presse à presser. Avec un demi-bahut style années 50, une table idem, une vis de vanne de canal de déviation, deux barreaux de chaise, quelques boulons, de la colle… La voilà en cours de teinture et vernissage.

Et on dit que je m’amuse.

 

Couv

 

   
Et je suis très honoré de vous présenter la couverture du prochain roman de Michel Pagel, que je trouve superbe. La couverture.

Le roi d'août (41453 octets)

Ça va sortir chez Flam. Je ne sais pas quand, bientôt, je vous le dirai.

 

La question du jour

Quand j’y pense, moi, ça me fait presque mal, des fois. Pas toi ? Rien que d’y penser, je veux dire. Pas toi ?

La réponse à la question du jour, par le même, après deux secondes de réflexion :

Moi si.

dimanche 10 février 2002

Appel à la solidarité !

Il s'agit d'envoyer une lettre aux autorités nigérianes en faveur de Safya HUSSEINI TUNGAR-TUDU, une jeune fille nigérienne condamnée à mort dans son pays pour être restée enceinte sans avoir de mari.

Un fait de ce genre est considéré comme un acte grave pour la loi islamique fondamentaliste, qui dans son pays a valeur de loi pénale.

Si aucune forte pression internationale n'a lieu d'ici un mois ou un peu plus, Safya sera placée dans une fosse, puis semi enterrée et finalement lapidée à mort par les habitants de son village.

Actuellement elle est enfermée dans sa maison où elle allaite l'enfant qui est devenu synonyme de condamnation a mort.

Elle pourra lui donner le sein encore quelques semaines, puis elle sera amenée dans la fosse et sera massacrée (c'est confirmé par Amnesty international).

Nous pouvons faire quelque chose en écrivant à l'ambassade du Nigeria (Via Orazio 18 00193 Roma), pour demander que le Président de la république nigériane lui concède la grâce.

Mais nous avons besoin que nos lettres soient nombreuses, c'est la raison pour laquelle je vous demande de transmettre cet appel à vos amies et amis (en n'oubliant pas ceux qui ne possèdent pas de e-mail) et d'écrire tout de suite à l'ambassade, si vous ne le faites pas rapidement il y de grands risques que nous intervenions trop tard.

Un dernier détail : comme souvent dans ce genre d'affaire: le père de l'enfant a été relaxé pour manque de preuves.

"Nous ne pouvons rester au bord de la fosse en contemplant l'ultime délit de l'intolérance, de l'ignorance et du mensonge !

"Nous nous devons de faire un geste collectif de solidarité en envoyant la lettre suivante à :

Ambasciata della Nigeria

A l'attention de l'Ambassadeur

Via Orazio,1800193 Roma

ou par e-mail : embassy@nigerian.it

 

Monsieur l'Ambassadeur,

Je vous prie de demander au Président de la République du Nigeria

de sauver la vie de Safya Husseini Tungar-Tudu.

Merci !

Signature

 

POST SCRIPTUM : Je vous demande d'envoyer, si possible, cet émail à au moins 20 amis/es ou connaissances. Voila.

Pour faire passer, utilisez plutôt le copier-coller que le Forward pour ne pas alourdir le message,

Ai-je besoin de préciser que c'est urgent ?

Hasta luego

 

 

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